Des robotaxis pour remplacer les parents-taxis?

Au salon Tech&Fest qui se déroule à Grenoble début février, l’effervescence autour des innovations technologiques est palpable. La « tech », et notamment l’intelligence artificielle, fascine. Elle ouvre des perspectives considérables. Pourtant, l’apport réel de ces innovations reste ambivalent. La dépendance croissante aux outils numériques pose de sérieuses questions sociétales, cognitives, environnementales et même de souveraineté.

Difficile, dans ce contexte, de ne pas penser aux robotaxis autonomes déployés par Waymo (filiale d’Alphabet-Google) dans plusieurs villes américaines. Certains parents ont adopté ce service de taxis sans chauffeurs pour assurer les trajets vers l’école ou les retours d’activités de loisirs – même si la législation californienne n’autorise pas encore le transport sans conducteur d’e mineurs’enfants non accompagnés par un adulte. C’est ce que révélait, il y a quelques mois déjà, le podcast « Bientôt chez vous » de France Info.
Depuis, la prise en charge d’adolescents a été officialisée à Phoenix, Texas. La firme américaine a bien identifié qu’il y a un marché non négligeable de parents débordés (et financièrement aisés) prêts à déléguer les trajets du quotidien à des artefacts technologiques. Sans parler du potentiel de fidélisation de clients acquis dès leur plus jeune âge.
L’absence de chauffeur humain rassure les parents, au vu du nombre de plaintes pour comportement inapproprié ou harcèlement contre des chauffeurs Uber, et parce que la conduite autonome a la réputation d’être plus sûre. Mais comment réagissent les enfants en cas d’accident ? Ou en cas d’imprévu majeur comme la panne de courant qui a perturbé les feux de signalisation routière en décembre dernier à San Francisco ? C’est le genre de questions que soulève un article du San Francisco Chronicle.

Au-delà de la sécurité, d’autres questions émergent. Outre que l’utilisation du service nécessite une hyperconnexion digitale, on peut aussi se demander quel en sera l’impact en termes de sociabilisation et d’apprentissage des enfants à se déplacer de manière réellement autonome. Les robotaxis ne risquent-ils pas d’affaiblir la capacité des jeunes à se repérer, à utiliser les transports en commun, à circuler à vélo, à interagir avec leur environnement ? L’apparente liberté de déplacement pour les plus jeunes est-elle vraiment émancipatrice ?

Face à une même problématique – la complexité logistique des familles – les réponses peuvent différer profondément. Kidimoov fait plutôt le choix d’outils numériques qui soutiennent les coopérations locales, favorisent les liens sociaux et renforcent la convivialité. Comme quoi, la technologie peut apporter des réponses entièrement automatisées… ou des innovations qui encouragent l’autonomie humaine !

👉 Et vous, êtes-vous plutôt techno-enthousiastes à l’américaine, ou plutôt méfiants « contre les robots » ?

Que pensez-vous des robotaxis autonomes pour le transport d'enfants seuls ?

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